TRABAJO

Ils me tiennent dans l'ignorance : que peut-on faire ?

Oui, il y a quelque chose à faire, et il ne s'agit pas d'une simple procédure. Il y a trois portes différentes Ces procédures visent à résoudre différents problèmes : mettre fin aux irrégularités, garantir l’enregistrement de vos cotisations et obtenir le paiement des sommes qui vous sont dues. Chacune a ses propres exigences, et l’une d’elles prend fin le jour où vous cessez de travailler pour l’entreprise.

Premièrement, parce que cela change l'ordre de tout.

Travailler au noir ne vous prive pas de vos droits : cela vous prive de vos justificatifs et de vos cotisations. Vos indemnités de départ, votre prime de Noël, vos congés payés, vos indemnités de vacances et vos indemnités de licenciement vous sont toujours dues car elles découlent d'un travail effectué, et non d'un emploi salarié. Ce qui disparaît, ce sont toutes les prestations versées par la Sécurité sociale (BPS) sur la base de vos revenus déclarés – retraite, assurance chômage, aides – et la facilité de prouver vos revenus et la durée de votre activité. C'est pourquoi l'ordre est important : rassemblez d'abord les preuves, puis choisissez votre voie.

Les trois portes

Ces services ne sont pas concurrents et les trois peuvent être utilisés. Il ne faut surtout pas se tromper : le site web du MTSS répertorie les cas où chaque service n'accepte pas les plaintes.

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MTSS — Inspection générale du travail

Cessez l'irrégularité pendant que vous continuez à travailler là-bas

C’est cette plainte qui déclenche une inspection. Elle peut être déposée anonymement : le décret 371/022 stipule que les plaintes sont anonymes et traitées de manière confidentielle par l’Inspection du travail. Elle peut être déposée par le salarié, un représentant syndical ou un tiers sans lien avec la relation de travail. Si l’inspecteur constate l’infraction, les sanctions prévues à l’article 289 de la loi 15.903 vont d’un avertissement – entraînant l’inscription de l’entreprise au registre des contrevenants au droit du travail – à une amende de 1 à 150 jours de salaire par salarié impliqué, cette amende étant doublée en cas de récidive, et pouvant aller jusqu’à la fermeture de l’établissement pour une durée maximale de six jours, durant lesquels l’entreprise reste tenue de verser les salaires.

Que demande-t-il ?
  • Situation professionnelle actuelle : le bureau ne reçoit pas de plaintes de la part des personnes ayant déjà démissionné ou ayant été licenciées.
  • Que l'infraction se produise au moment du signalement.
  • Fournissez le RUT ou les coordonnées de l'employeur probable et l'adresse exacte où les infractions ont lieu.
  • Les plaintes concernant le harcèlement, la persécution syndicale ou la discrimination constituent une exception : elles doivent être soumises par écrit, avec votre identité et toutes les preuves dont vous disposez.
Où aller

Décret 371/022 article 23 · Loi 15.903 article 289 · MTSS, « Réclamations et conseils auprès de l'IGT »

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BPS

Que les années travaillées soient consignées dans votre historique d'emploi

L'article 87 de la loi n° 16.713 impose à l'employeur l'obligation de déposer une déclaration, précisant que cette déclaration doit être soumise même si les cotisations n'ont pas été versées. L'article 88, intitulé « droit d'initiative du salarié », stipule qu'en cas de manquement de l'employeur, le salarié peut, individuellement ou collectivement, déposer une déclaration. Toute personne ayant travaillé après le 1er avril 1996 sans être inscrite doit demander son inscription. En d'autres termes, déposer une plainte n'est pas une demande de faveur : c'est exercer un droit personnel. Cette démarche est également valable en cas de sous-déclaration de revenus, car le même organisme traite les litiges relatifs aux écarts de salaires.

Que demande-t-il ?
  • La période déclarée doit être postérieure au 1er avril 1996, date à laquelle l'historique d'emploi a commencé.
  • Il est conseillé de joindre tout ce que vous avez : reçus, preuves de paiement, jugements ou tout document prouvant ce qui a été rapporté.
  • Pour accéder au service en ligne, vous avez besoin d'un compte utilisateur BPS personnel ; vous pouvez également effectuer cette démarche en personne dans les agences.
  • Il n'est pas nécessaire d'avoir une relation professionnelle actuelle : vous pouvez déposer une plainte même après avoir quitté votre emploi.

Loi 16.713 articles 87, 88 et 89 · BPS, « Plaintes des travailleurs »

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MTSS — Conciliation préalable, puis procédure judiciaire

Réclamez ce qui vous est dû.

Avant d'engager une procédure de conciliation en droit du travail, vous devez tenter une conciliation : cette démarche est obligatoire en vertu de l'article 3 de la loi n° 18.572, auprès du Centre de négociation des conflits individuels du travail à Montevideo ou du Bureau du travail de l'intérieur du pays correspondant au domicile de votre employeur ou à votre lieu de travail. La demande se fait en ligne via le système SAW, grâce à une identité numérique, et est gratuite. Deux éléments jouent en votre faveur : la demande d'audience interrompt le délai de prescription – comme le prévoit l'article 3 de la loi n° 18.091 – et si l'employeur convoqué ne se présente pas, cette absence constitue une simple présomption de non-participation à la procédure (article 4 de la loi n° 18.572).

Que demande-t-il ?
  • Les faits, les éléments réclamés et le montant de chacun doivent être détaillés par écrit.
  • Assistance juridique, sauf si le montant total réclamé est inférieur à 20 UR.
  • L'audience se déroule en personne même si la demande est faite en ligne.
  • Le délai de prescription est sur le point d'expirer : consultez le compte à rebours ci-dessous.
Où aller
  • Procédure officielle :Audiences de conciliation, MTSS
  • Si vous êtes déjà parti :La plainte est acheminée par l'intermédiaire du Centre consultatif MTSS (Juncal 1511, rez-de-chaussée) ou par l'intermédiaire des bureaux du ministère du Travail de l'Intérieur.

Loi 18.572, articles 3 et 4 · Loi 18.091, article 3 · MTSS, procédure «Audiences de conciliation»

L'horloge

Le délai pour déposer une réclamation ne commence pas tant que vous travaillez encore là-bas. Il commence dès votre départ, et il existe une procédure gratuite pour l'interrompre.

Un an depuis ton départ

Les actions en justice découlant d'une relation de travail sont soumises à un délai de prescription d'un an, qui court à compter du lendemain de la fin de la relation de travail. Tant que vous travaillez pour l'entreprise, ce délai n'a pas encore commencé à courir.

Loi 18.091, article 1

Il y a cinq ans

Les dettes ou prestations liées à l'emploi sont prescrites après cinq ans, à compter de la date à laquelle elles auraient pu être réclamées. Autrement dit, vous ne réclamez pas ce que vous avez toujours dû, mais ce qui a été dû au cours des cinq dernières années.

Loi 18.091, article 2

Se présenter au MTSS arrête le temps

Le simple fait pour le salarié ou son représentant de déposer une demande de conciliation auprès du ministère du Travail et de la Sécurité sociale (MTSS) interrompt le délai de prescription. Cette démarche est gratuite et peut être effectuée en ligne : si le délai d’un an arrive à échéance, c’est la solution à adopter.

Loi 18.091, article 3

Qu'est-ce qui est perdu entre-temps ?

Il ne s'agit pas des droits des travailleurs : il s'agit de toutes les prestations versées par la BPS (Banque de sécurité sociale) en fonction de l'activité déclarée. Rien de tout cela ne se résoudra de lui-même avec le temps.

assurance chômage

Si vous perdez votre emploi, les allocations chômage nécessitent des jours d'affiliation à un registre de paie au cours des mois précédents : dans l'industrie et le commerce, 180 jours au cours des 12 derniers mois. Les mois travaillés au noir ne sont pas comptabilisés, vous pouvez donc être licencié après des années de travail sans avoir droit à un seul peso.

Voir les détails

Retraite

Les prestations de retraite sont calculées en fonction de votre historique d'emploi. Une année non déclarée correspond à une année qui n'est pas prise en compte pour le calcul de votre temps de service ; pour la rattraper ultérieurement, il vous faudra justifier les années dont vous disposez.

Subventions pour la santé et le BPS

L’assurance maladie, les indemnités journalières de maladie, les congés de maternité et de paternité, ainsi que les allocations familiales sont des prestations versées par la BPS (Banque de sécurité sociale) sur la base de l’activité déclarée par l’entreprise. Une période non déclarée n’apparaîtra pas dans ce dossier ; il est donc conseillé de se renseigner directement auprès de la BPS avant de solliciter ces prestations.

Accident du travail : couvert, mais au niveau du salaire minimum

Il y a du bon et du mauvais dans tout cela, et les deux sont abordés dans le même article. La Banque d'assurance d'État (BSE) fournit une assistance médicale et verse des indemnités à tous les travailleurs couverts, « que leurs employeurs aient ou non rempli leur obligation de les assurer » : être employé au noir ne vous prive pas de couverture. Cependant, l'article 8 de la loi 16.074 stipule que l'indemnisation des travailleurs blessés employés par des employeurs non assurés doit être calculée « sur la base du salaire minimum national », et non sur leur salaire réel. Par ailleurs, la BSE peut infliger aux employeurs non assurés une amende correspondant au double des cotisations impayées lors de la première infraction et au quadruple pour les infractions suivantes, avec un minimum de 50 UR et 200 UR par récidive. De plus, dans le cas d'établissements industriels ou commerciaux, la BSE est habilitée à en demander la fermeture (article 56 de la même loi).

Ce qu'ils vous doivent est la même chose.

Ces droits découlent du travail accompli, et non du simple fait d'être salarié. Travailler au noir ne les supprime pas ; cela rend simplement leur preuve plus difficile.

Avant de déplacer quoi que ce soit, rassemblez des preuves

Cette étape est déterminante pour l'issue des trois autres. L'objectif n'est pas d'obtenir un contrat, mais de prouver que vous avez travaillé sous les ordres de quelqu'un, en précisant vos horaires et votre rémunération.

  • Les échanges avec votre supérieur hiérarchique (horaires, changements d'équipe, demandes de remplacement, difficultés) illustrent la subordination, élément central de la relation de travail.
  • Toute preuve de paiement : virements, captures d’écran de l’application bancaire, enveloppes, notes signées, reçus même incomplets.
  • Des photos du planning des équipes, de la fiche de paie du magasin, de la liste du personnel ou du groupe de travail où vous figurez.
  • Témoins : membres se trouvant dans la même situation, fournisseurs, familles locales. Se regrouper est non seulement plus fort, mais aussi stipulé : le droit d’initiative devant la BPS (Banque de sécurité sociale) peut être exercé individuellement ou collectivement.
  • Empreinte publique : le site web ou les réseaux sociaux du lieu où vous apparaissez, vos accréditations, vos uniformes portant votre nom, vos courriels avec votre signature institutionnelle.
  • Sauvegardez tous vos documents personnels (sur votre téléphone ou votre messagerie) et datez-les. Les preuves stockées sur l'ordinateur du bureau ne seront plus accessibles le jour de l'incident.

Foire aux questions

Suivez ce chemin

Sources

Ces informations ont été vérifiées le 11 août 2026 par le ministère du Travail et de la Sécurité sociale (MTSS), la Banque de la Sécurité sociale (BPS), l'Institut national de l'enfance et de l'adolescence (INAU) et conformément à la réglementation en vigueur du ministère du Travail et de la Promotion de l'emploi (IMPO). Cette page présente les voies officielles et cite la réglementation applicable à chaque affirmation. Ces informations ne constituent pas un avis juridique : chaque cas est unique et dépend des faits et des preuves disponibles. Les consultations en droit du travail auprès du MTSS sont gratuites, et les services juridiques de votre syndicat et de votre université offrent également des conseils juridiques gratuits.